Soutenir la réalisation d'un film palestinien

Route 60 - le chemin de recherche de soi à travers l'autre


Le réalisateur, un Palestinien citoyen d’Israël, entreprend un voyage en Cisjordanie à la recherche d’une partie de son identité qui lui a été éradiqué pendant sa jeunesse. Durant ce voyage intime, le réalisateur va observer des situations absurdes et contradictoires avec sa perception du monde. Quand il absorbe ce nouvel environnement, il va à la rencontre d’une vérité qui l’amènera à poser des questions sur soi et sur la situation de l’homme dans notre monde actuel.


Regarder la bande annonce et soutenez la réalisation de ce film documentaire sur :
http://www.touscoprod.com/ project/produce?id=261

Antigone - Théâtre National Palestinien

Antigone - 25 mai au Théatre de Vénissieux
Texte de Sophocle traduit en arabe
Mise en scène Adel Hakim, Théâtre National Palestinien


Antigone © Nabil Boutros









Après la mort de son père Œdipe, Antigone revient à Thèbes où elle se trouve confrontée à une nouvelle et cruelle épreuve. Ses deux frères Étéocle et Polynice se disputent le trône et finissent par s’entretuer. Son oncle Créon prend le pouvoir, ordonne des funérailles solennelles pour Étéocle et refuse que soit donnée une sépulture à Polynice, coupable à ses yeux d’avoir trahi sa patrie. Antigone décide de braver cet interdit au risque de sa vie. Elle sera condamnée à être emmurée vivante pour avoir jeté quelques poignées de terre sur la dépouille de son frère.

La terre et le mur… Joué par des Palestiniens, le texte de Sophocle résonne d’une frappante et terrible actualité. Les droits bafoués, la terre et les maisons confisquées, le mur qui enferme et sépare... les comédiens portent en eux la douleur de ceux qui vivent la tragédie au quotidien.

L’acte de rébellion d’Antigone, une femme qui ose contester le pouvoir des hommes, réveille une profonde aspiration et fait particulièrement sens à l’aune du printemps arabe. Le metteur en scène Adel Hakim compose avec cette Antigone palestinienne, une symphonie de sentiments, un chant d’amour et d’espoir qui semble vouloir reculer l’ombre même de la mort, en attisant notre goût pour la lutte et pour la vie.

Musique Sans Frontières, un projet musical inter-culturel

Orient & Dance Theater
Le centre Orient & Dance  Theater (O&D Theater) a été créé à Ramallah dans les Territoires Palestiniens Occupés afin de compenser la maigre présence de la danse contemporaine sur la scène culturelle palestinienne. Les fondateurs ont voulu faire connaitre la danse contemporaine au peuple palestinien en donnant des représentations professionnelles. Ils souhaitent que les danseurs du centre deviennent les représentants de la danse moderne palestinienne dans la région et dans le monde et créés ainsi des liens culturels avec le reste du monde. 
Le département Musique de O&D Theater a été fondé en 2009. Les principaux objectifs du département Musique sont :
Développer un réseau international pour les musiciens palestiniens
Améliorer le niveau de la production musicale en Palestine
Aider de jeunes groupes de musiciens 
Encourager la coopération entre organisations culturelles locales et internationales
Référencer la musique traditionnelle locale afin de la conserver pour les générations futures


Le projet
« Musique Sans Frontières » est un projet de production musicale multiculturelle. Le but est de composer une musique à partir de genres musicaux de différentes cultures et nations.
Les artistes participant à ce projet sont originaires de différents pays : Espagne, Inde, Norvège, Afrique du Sid, Suède, Etats-Unis, Grande Bretagne, Belgique, Algérie, Palestine, Allemagne, Italie, et Grèce. 
Cette composition sera ensuite interprétée lors d’une tournée internationale et sera enregistrée sur CD. De plus, les concerts seront enregistrés pour les donateurs et les participants. Du à des coûts initiaux importants, la première tournée se tiendra en Palestine, puis en Europe.


Intérêt du projet
Ce projet contribue à renforcer les opportunités d’échanges culturels entre musiciens palestiniens et musiciens internationaux. O&D Theater ainsi que ses collaborateurs musicaux veulent encourager les futures générations palestiniennes à être ouvertes aux autres cultures et construire des réseaux en utilisant la musique comme une langue universelle.
Nous croyons que « Musique Sans Frontières » sera la preuve que la musique sert l’humanité toute entière, sans distinction de pays et de culture.


Biographie des musiciens participants au projet


Si vous souhaitez soutenir ou participer à ce projet, contactez directement Orient&Dance Theater (en anglais ou arabe):
Maher Shawamreh, General Manager, Tel: +972 2 2406880, Portable:+972  599856905, Mail: mahersh@orientdt.org,   info@orientdt.org
Ou Contactez-nous: association.tafadal@gmail.com, 06 76 88 01 37

Larissa Sansour, artiste palestinienne

Article provenant du blog de "Lunettes Rouges", le Monde.fr
20/12/2011


Pour mon amie Larissa Sansour, qui vient d’être censurée et exclue par Lacoste du Prix Lacoste Elysée
J'avais découvert le travail de Larissa Sansour il y a deux ans, quand elle présentait à l'IMA cette vidéo lunaire pleine d'espoir amer et de grâce fragile, puis je l'avais rencontrée à l'occasion de son exposition Intergalactic Palestine à la défunte galerie La Bank. J'ai aimé son humour un peu triste et sa détermination sans violence, sa capacité de révélateur/trice de ce que nous ne saurions voir sans elle et son ironie mordante à faire tomber les murs et sauter les oeillères. Elle m'avait offert un livre écrit avec sa complice israélienne Oreet Ashery, The Novel of Nonel and Vovel, une fiction multimédia à deux voix, à quatre mains pour transcender les frontières, les préjugés et les bêtises.


Hélas, ce sont ces préjugés et ces bêtises qui viennent de la rattraper. Elle avait été invitée par le Musée de l'Elysée en tant qu'une des huit artistes nominées pour la deuxième édition du Lacoste Elysée Prize, un prix financé (25 000 euros) par la marque au crocodile (par ailleurs sponsor du Musée) et décerné par un jury sous l'égide de l'excellent Musée de l'Elysée à Lausanne. L'an dernier, le photographe chinois Di Liu avait gagné le Prix : pour être tout à fait franc, je n'avais pas été très impressionné par la sélection (à deux exceptions près), ni par le lauréat, ni par le thème ("interpréter photographiquement les codes du polo L.12.12"). Cette année, par contre, le thème était moins contraignant, 'la joie de vivre' (mais assez cucul), et les sélectionnés, annoncés début novembre, me plaisaient davantage, Charles Fréger, Mathieu Gafsou, Olivier Metzger et Larissa Sansour, bien sûr, plus d'autres que je m'apprêtais à découvrir, Trish Morrissey, Anna Skladmann, Julia Smirnova, et Taiyo Onorato et Nico Krebs. La description du Prix disait explicitement : "Chacun est libre d’aborder le thème comme il l’entend, de manière directe ou détournée, avec authenticité ou dérision, sur la base d’un travail existant ou d’une création."


Larissa Sansour avait été sélectionnée pour le Prix sur la base du projet qu'elle avait proposé, Nation Estate, qui consistait en un portefeuille de photographies montrant la naissance d'un état palestinien, mais un état réduit à un seul, immense gratte-ciel enclos d'un mur de béton (Estate au sens immobilier du terme), dans lequel était logé tout le peuple palestinien, 'finally living the high life', une nouvelle forme de 'joie de vivre'. À  chaque étage du gratte-ciel, une ville; pour aller d'une ville à l'autre, au lieu des checkpoints, des voyages en ascenseur; sur chaque palier, des souvenirs du 'vrai' pays (comme ici, à l'étage de Jérusalem,  le Dôme du Rocher, et, ci-dessous, un olivier, un seul). Comme les autres artistes sélectionnés, elle avait reçu 4000 euros pour produire huit à dix photographies pour le Prix.


La direction de Lacoste vient d'informer le Musée de l'Elysée qu'elle exigeait le retrait de Larissa Sansour du groupe des artistes sélectionnés car son travail est 'trop pro-Palestinien'; j'ignore si le travail des artistes suisses sélectionnés sera trop 'pro-Suisse', et sans doute celui de Charles Fréger, avec tous ces légionnaires en uniforme, est très (trop ?) pro-Français... Larissa Sansour n'apparaît donc plus sur le site du musée de l'Elysée, et ne sera pas dans le livret édité par Art Review (comme l'an dernier). Elle se dit 'absolument choquée et profondément perturbée' par cet acte de censure à son égard (autre interview ici). Pour occulter les motifs de son éviction, il lui a été demandé de signer un document annonçant son intention de ne plus participer à la compétition « afin de se consacrer à d’autres opportunités ». Elle a refusé. Regrettant la décision de Lacoste de censurer son travail, Sam Stourdzé, le Directeur du Musée de l’Elysée, a eu l'élégance de proposer à Larissa Sansour une exposition personnelle en dehors du projet parrainé par Lacoste. De plus, le même jour, par coïncidence, l'AFAC a décidé d'accorder une bourse à Larissa Sansour pour son projet de film sur le même sujet.


Que faire face à un tel acte de censure imbécile et dangereux ? Ce n'est pas là seulement une question liée à la Palestine, c'est aussi l'intervention d'un sponsor privé dans la substance même du travail des artistes qui est préoccupante. Chacun réagira à sa manière. Suivez votre conscience. Pour ma part, plutôt que d'aller dire à Lacoste ce que j'en pense, ce qui ne servirait pas à grand chose, j'ai décidé d'écrire aux sept artistes encore sélectionnés pour leur demander de se retirer par solidarité, et de suggérer aux membres indépendants (présumés) du jury de refuser de décerner le Prix sous la pression de la censure. On verra bien.
Si vous voulez en faire autant, les artistes sont joignables à (toutes ces adresses mail sont publiques et proviennent de leur site) : info@charlesfreger.com; info@ph0.ch; metzger.olivier@neuf.fr; contact@trishmorrissey.com; taiyo-nico@gmx.net; info@annaskladmann.com; info@juliasmirnova.com . Pour le jury, Sam Stourdzé, directeur du Musée de l'Elysée (laurence.hanna-daher@vd.ch), qui, rappelons-le, a offert une exposition personnelle à Larissa Sansour, et, dans l'hypothèse où les membres du jury sont les mêmes que l'an dernier, les membres indépendants sont joignables à : michel.mallard@gmail.com; contact@henricartierbresson.org pour Agnès Sire; tomwatt@artreview.com [avec mes excuses à Madame Carla Sozzani pour l'avoir incluse par erreur]. Les deux membres du jury représentant Lacoste sont : contact@felipeoliveirabaptista.com; info@christophepillet.com


Pour exprimer votre soutien à Larissa Sansour : info@larissasansour.com (en anglais, en arabe ou en danois). Et vous pouvez diffuser l'information.






A Space Exodus from larissa sansour on Vimeo.









Chroniques de Jérusalem : Meilleure BD de l'année pour le Festival d'Angoulême

Article de Culturebox, www.francetv.fr

Guy Delisle a remporté le Fauve d'or, le prix du meilleur album au festival d'Angoulême, pour ses Chroniques de Jérusalem. "C'est un super moment" a déclaré l'auteur québecois qui, pour Culturebox, nous parle de son dernier ouvrage.
Il a vécu à Jérusalem-Est pendant une année dans le quartier palestinien. "Avant d'y mettre les pieds, je ne connaissais pas la situation là-bas ".  Avec ses deux enfants, il a accompagné son épouse en mission pour Médecins sans frontières entre 2008 et 2009, moment de l'opération israélienne "plomb durci" à Gaza. Le scénariste et dessinateur a posé son regard, pris des notes et rempli des carnets de dessins. "Je suis juste un observateur, un carnettiste peut-être mais pas un journaliste. Je ne cherche pas le scoop. J'attends que les histoires me tombent dessus, je m'assieds et je fais un dessin".

"Chroniques de Jérusalem" de Guy Delisle, Fauve d'or à Angoulême 2012 © Delcourt
Guy Delisle laisse dérouler le fil de sa vie, la raconte par détails, rencontres et anecdotes. "Je préfère le quotidien. Quand je dessine le passage à un checkpoint, c'est du quotidien, mais qui rencontre les gros problèmes, comme ceux des colonies ou du mur de séparation". Une immersion en Terre sainte, avec toute sa complexité, ses drôleries et ses absurdités. Plus de 300 pages au graphisme efficace : " Je cherche la simplicité dans le dessin, évoquer sans dire. La BD est synthétique, je ne voulais pas faire une thèse, j'ai toujours peur d'emmerder".
Son prochain album ? "Je vais arrêter de me dessiner. J'ai pour projet l'histoire vraie d'un humanitaire qui s'est fait kidnappé en Tchétchénie et qui s'est évadé. Ce sera surtout centré autour de sa captivité et des sentiments qu'elle engendre"

Par Francis Forget Publié le 30/01/2012 http://www.francetv.fr/culturebox/chroniques-de-jerusalem-meilleure-bd-de-lannee-pour-le-festival-dangouleme-78818

Fatenah


Fatenah est une femme de 27 ans vivant dans la Bande de Gaza. Sa vie est semblable à la vie de nombreuses autres femmes à Gaza. Sa vie change le jour où elle découvre qu’elle a un cancer du sein. 

Ce dessin animé, le premier produit en Palestine, montre avec beaucoup de fidélité les chroniques quotidiennes de Gaza. 

Cette histoire est inspirée de faits réels qui se sont passés entre 2005 et 2006. 
Pour en savoir plus sur les problématiques soulevées par ce film, visitez ce lien.

Ecrit et réalisé par Ahmad Habash en 2009






T-SHIRT SOUTIEN AU FREEDOM THEATER DE JENIN







Soutenez le Freedom Theater de Jenin en achetant un t-shirt (10€ + frais de port). La totalité du prix est reversé à l'association des amis du Freedom Theater.
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Pour connaitre la disponibilité et commander, appelez le 06.76.88.01.37 ou association.tafadal@gmail.com

Trio Joubran à la MC2 Grenoble le 28 mars 2012

"« Ne soyez pas des musiciens palestiniens. Soyez des musiciens de Palestine ». Le poète Mahmoud Darwich n’aura pas fait que parcourir le monde et prêcher la paix. En prenant sous son aile les frères Joubran (Samir, Wissam et Adnan), il aura tout simplement contribué à donner à la musique mondiale un incroyable trio de joueurs de oud. Il faut dire que les trois musiciens ont de qui tenir : héritiers d’une famille de luthiers dont l’histoire court sur quatre générations, ils ont dans le sang l’héritage bouillonnant d’une culture dont ils sont sans doute d’éminents représentants. C’est donc avec toute leur maturité et leur connaissance qu’ils ont créé AsFâr, (« voyages » en arabe, mais également « aussi loin » en anglais), un cinquième album qu’ils ont composé autant que vécu. À travers la découverte d’autres cultures, cette création leur a coûté beaucoup de combats et de joies. Cinq ans auparavant, lors de leur installation à Paris, ils étaient porteurs de rêve, déterminés à mieux découvrir l’Occident pour lui faire connaître leur musique, leur culture, leur différence. Cet Occident qui leur a tant apporté, ils lui offrent à leur tour ce qu’ils ont de mieux, de plus spirituel, de plus cher. Pas de plan, pas de feuille de route, juste une charge d’émotions à l’infini, une multitude de notes et de tons que leurs ouds savent exprimer à merveille, avec la voix de Dhafer Youssef sur deux titres et les fameux rythmes de leur fidèle partenaire percussionniste Youssef Hbeisch. Sur l’album, afin de conserver la fraîcheur du premier élan, les trois frères ont choisi de ne pas répéter les compositions qu’ils avaient élaborées en commun avant d’entrer en studio. C’est dire à quel point, sur scène, ils sont capables d’embarquer le public dès les premières notes pour ne le lâcher qu’aux dernières. Attention, on a même coutume de dire que la fusion avec leurs ouds est si totale qu’on jurerait parfois qu’il y a six frères ! Les gens de Nazareth, décidemment, font des miracles…"
Article publié sur : http://www.mc2grenoble.fr/mc2_programme_reservation/zoom.php?spec=1473

LE THEATRE DE LA LIBERTE DE JENINE DOIT VIVRE !

Juliano Mer Khamis a été assassiné le 4 avril 2011 par un inconnu devant le Théâtre de la Liberté (Freedom Theatre) de Jénine, en Cisjordanie, théâtre qu’il a fondé en 2006 pour continuer le travail de sa mère Arna avec des jeunes du camp de réfugiés. Le théâtre a permis à de nombreux jeunes Palestiniens de résister aux violences et à l’oppression que leur imposent les autorités d’occupation israéliennes, d’extérioriser leurs angoisses, de sortir de leur isolement et de s’épanouir.

De mère juive israélienne et de père palestinien de Nazareth, réalisateur du film « Les enfants d’Arna », Juliano Mer Khamis s’était rallié au mouvement de boycott, y compris culturel, de l’Etat d’Israël tant qu’il ne se conforme pas au droit international. Après son assassinat, les autorités israéliennes ont saisi sa voiture, son ordinateur et son téléphone portable, puis à partir de fin juillet elles ont utilisé sa nationalité israélienne comme prétexte d’enquête pour lancer une forte offensive visant à briser le Freedom Theatre et à provoquer sa fermeture.

Le 27 juillet, les forces d’occupation ont violemment attaqué le théâtre en pleine nuit, commettant d’importants dégâts, et ont arrêté sous le régime arbitraire et brutal de « détention administrative » deux responsables palestiniens du théâtre, Adnan Naghnaghiye et Bilal Saadi, qu’elles ont alors considérés comme suspects du meurtre. Puis elles ont arrêté à un check-point, pour le même motif, l’étudiant acteur palestinien du Freedom Theatre, Rami Hwayel, qui se préparait au rôle principal dans la pièce « En attendant Godot. »
Le 21 août, les trois détenus ont été disculpés mais Rami Hwayel, au prétexte qu’il était allé antérieurement en Israël sans autorisation, a été condamné à un mois d’incarcération, ce qui a provoqué l’annulation des premières représentations de la pièce.
Le 22 août, l’armée israélienne a de nouveau attaqué le Freedom Theatre et arrêté Mohammed Naghnaghhiye, frère d'Adnan, après avoir dévasté son appartement situé dans le bâtiment du théâtre.
Depuis lors, les autorités d’occupation ont harcelé d’autres membres du Freedom Theatre.

Ces pratiques de puissance occupante, contraires aux conventions sur les droits humains et à toute légalité internationale, doivent cesser ! Qu'en serait-il si la France opérait de tels coups de force à l'encontre d'un autre pays sous couvert d'enquêter sur l'assassinat de l'un de ses ressortissants dans ce pays ?

Une troupe du Freedom Theatre, invitée par les Amis du Théâtre de la Liberté de Jénine, venait d’effectuer en France de fin juin à mi-juillet une tournée réussie et s’était produite dans le cadre des 23èmes rencontres du jeune théâtre européen à Grenoble. Deux tournées importantes sont programmées en Allemagne et aux Etats-Unis dès l’automne.

Le Théâtre de la Liberté de Jénine doit pouvoir continuer son travail émancipateur au service des jeunes et de la population palestinienne !

C’est pourquoi nous exigeons :

L’arrêt de toute attaque contre le Freedom Theatre et ses membres.
La libération de toute personne liée au théâtre qui serait incarcérée ou inculpée par les autorités d’occupation israéliennes.
Une activation des autorités judiciaires palestiniennes pour la conduite de l’enquête sur l’assassinat de Juliano Mer Khamis.
Le dédommagement par les autorités israéliennes des dégâts qu’elles ont commis lors de leurs attaques des 27 juillet et 22 août.
Une entière liberté de circulation pour les membres du Freedom Theatre, que ce soit en Palestine, en Israël ou ailleurs.

Nous demandons en outre que les instances concernées des pays ayant des relations avec Israël interviennent énergiquement auprès de cet Etat et de son ambassade pour la satisfaction de ces cinq points.
En particulier, pour la France : le ministère des Affaires Etrangères, qui avait publié un hommage élogieux à Juliano Mer Khamis  après son assassinat, le ministère de la Culture, le ministère de l’Intérieur, ainsi que l’ambassade d’Israël.
« Il n’y a pas de liberté sans savoir.
Il n’y a pas de paix sans liberté.
La paix et la liberté sont inséparables »
 Arna Mer KhamisLe 30 août 2011

Pour contribuer aux importants frais d’avocats et aider le Freedom Theatre, vous pouvez :
-         envoyer un chèque à l’ordre d’ATL Jénine, Les Amis du Théâtre de la Liberté de Jénine, boite aux lettres 84,  15 passage Ramey, 75018 Paris
-         ou vous connecter au site du Freedom Theatre (paiement sécurisé) : www.thefreedomtheatre.org

Contact e-mail des Amis du Théâtre de la Liberté de Jénine : theatrejenine@yahoo.fr

Pour signer la pétition, cliquer sur le lien :

http://www.solidaritefreedomtheatrejenine.com/spip.php?article1

 

"Le Freedom theatre de jenine vivra" (communiqué des Amis du Théâtre de la liberté)

Les « Amis du Théâtre de la Liberté » dénoncent vigoureusement l’attaque très grave du Freedom Theatre.
Le matin du 27 juillet à 3.30 une force spéciale de l’armée israélienne a attaqué le Freedom Theatre à Jenine.  Le régisseur général des lieux, Adnan Naghnaghiye, a été arrêté et emmené vers une destination inconnue, ainsi que Bilal Saadi, un des membres du Conseil d’administration. Aujourd’hui, le 28 juillet, nous ignorons où ils sont détenus, nous n’avons plus des nouvelles d’eux.
Le directeur par intérim du théâtre, le Britannique Jacob Gough, et le co-fondateur du FT, le Suédois Jonatan Stanczak, ont été menacés à leur arrivée sur les lieux en expliquant aux cinquante soldats cagoulés, qu’ils attaquent un lieu culturel et qu’ils ont arrêté les animateurs du Théâtre.
Il y a dix jours encore, une troupe de huit jeunes acteurs du Freedom Theatre achevait une tournée en France, lors de laquelle elle a joué «  Sho Kman – Et quoi encore ? », une pièce qui met en scène de façon tragique et artistique les dangers et la violence auxquels sont confrontés les jeunes. Le public, ému et impressionné, a pu apprécier le travail de qualité de la troupe. Le public et la troupe ont retrouvé l’espoir d’un avenir pour le Freedom Theatre.
Nabeel Al Raee, le metteur en scène, témoignait alors : "Les rencontres de Grenoble ont été très importantes notamment grâce aux échanges avec les autres compagnies. Celles-ci ont exprimé leur volonté de participer à des échanges culturels avec le Freedom Theatre en animant  des ateliers à Jénine. Le CREARC (Centre de Création de Recherche et des Cultures) de Grenoble nous a invité à nouveau pour les prochaines rencontres internationales. Notre spectacle a été très applaudi, nous avons même vu des larmes chez certains de nos spectateurs."
Rappelons les principaux objectifs du Freedom Theatre qui dérangent le gouvernement israélien et qu’il tente de détruire par cette intervention armée. Il offre :
  1. aux enfants et aux jeunes du Camp de réfugiés de Jénine et des environs, l'aptitude à se connaître soi-même et à avoir confiance en soi, ce qui les dote du pouvoir de défier la réalité actuelle en prenant en mains leur propre avenir.
  2. un espace où des enfants, adolescents, jeunes adultes et adultes de la région de Jénine peuvent jouer comme acteur et créer du théâtre, s'exprimer librement et imaginer de nouvelles réalités en défiant les barrières sociales et culturelles qui leur entourent.
  3. la possibilité de sortir de l'isolement culturel qui sépare Jénine d’autres régions de la Palestine et du monde.
  4. un moyen de résistance non violente à l’occupation, permettant aux jeunes d’exister en tant qu’individus, en tant que peuple et en tant qu’entité culturelle.
Cette attaque est une honte et  un  crime de la part de l’ÉTAT ISRAÉLIEN qui brise tout espoir de liberté, à travers le théâtre, des jeunes palestiniens de Jénine.
Le Freedom Theatre doit continuer à être un lieu de résistance culturelle contre l’occupation israélienne. L’armée israélienne doit cesser de semer la terreur et « dégager » du Freedom Théâtre, de Jénine et de toute la Cisjordanie. "Il n’y a pas de liberté sans savoir"

l'Humanité.fr, le 29 Juillet 2011

Abdel Raouf Al-Ajouri, peintre et sculpteur à Gaza

Abdel Raouf Al-Ajouri est né en 1977 dans le camp de réfugiés Jabalia, dans la Bande de Gaza. Il a commencé sa carrière en tant que peintre en 1993 et a produit des dizaines de peintures à l’huile. En 2001, il commença à sculpter en exploitant la pierre de calcaire et d’autres matériaux. En 2002, il a tenu sa première exposition au Centre Culturel Khalil Sakakini, à Ramallah.

Dans son travail, il a démontré une profonde compréhension du concept de masse et d’espace. Ses sculptures sont caractérisées par un ensemble de lignes lisses et de formes colorées. On peut ressentir que la nature est son professeur et les éléments sont ses outils. Les corps de femmes font partie de ses principales inspirations.

Al-Ajouri a récemment montré son intérêt à dessiner des portraits. Selon lui, les portraits sont très personnels et sont le miroir de l’âme. Al-Ajouri traduit les sentiments et les passions grâce à des traits de visage colorés, des yeux grands ouverts pour contempler l’inconnu. Les visages des enfants, eux, reflètent la peur, le chagrin, l’innocence, ou la fuite de la réalité dans laquelle ils vivent. Il exprime le désir humain de rester en vie et de vivre sa vie  pleinement.

Abdel Raouf Al-Ajouri est co-fondateur et membre de la Galerie d’Art Contemporain de Gaza. Il a aussi contribué au financement du hall de dessins au siège du Croissant Rouge à Gaza, où il dirige les cours et les ateliers d’art et de dessin. De plus, il était chargé de sélectionner des œuvres pour le musée des prisonniers de Gaza. Le musée a été complètement détruit pendant une attaque militaire israélienne sur la bande de Gaza début 2009.

Par Mohammad Al-Hawajri 
This Week In Palestine, Edition No153 - 2011-01-01
Traduit de l'anglais par Tafadal

Article sur Al Rowwad dans Le Monde


Une troupe palestinienne tourne en France
Sur scène, le petit garçon se tient debout, les mains croisées, dans le dos. Jamais il ne se tournera vers le public, sauf à la fin, pour le saluer, radieux. Les autres membres de la troupe - sept adultes - ont la mine plutôt grave. Ce qui vient de se jouer n'est pas qu'une pièce de théâtre mais un acte de résistance pour montrer une autre Palestine. 

Abdelfattah Abusrour, fondateur du centre culturel Al-Rowwad, situé dans le camp de réfugiés palestiniens Aïda, proche de Bethléem, est arrivé sur le sol français avec sa troupe, mardi 14 juin. La tournée a commencé le 16 au soir, à Juvisy-sur-Orge (Essonne). Jusqu'au 12 juillet, les comédiens enchaînent une quinzaine de dates en France et au Luxembourg, avec deux haltes parisiennes : le 29 juin, dans la salle Jean-Dame (2e arrondissement), le 12 juillet, au Studio de l'Ermitage (20e arrondissement). Les prochaines étapes sont, le 19 juin, à Cruas (Ardèche), le 20 à Nîmes (Gard), le 22 à Lodève (Hérault), etc.

Depuis le camp Aïda jusqu'à la Jordanie, où ils ont pris l'avion, les comédiens ont fait un long périple, raconte M. Abusrour. Ils ont fait un détour par "la Vallée de feu et sa route qui serpente", afin de contourner Jérusalem, qui leur fut interdite d'accès.

Ils ont patienté des heures aux check-points. Passera ou pas ? "Les Israéliens nous ont mis dans l'incertitude. L'incertitude qui tue", raconte le metteur en scène, à l'issue de la représentation du 16, à Juvisy. Quelque 110 places ont été vendues. Beaucoup de militants sont là, dont Jean-Claude Ponsin, de l'association parisienne Les amis d'Al-Rowwad, qui vend, dans sa boutique de la rue Custine, près de la Goutte-d'Or, de l'artisanat palestinien, des livres et des films sur la situation politique, etc.
Ecrite et mise en scène par Abdelfattah Abusrour, la pièce Handala est inspirée du travail du dessinateur et caricaturiste palestinien Naji Al-Ali, assassiné à Londres en 1987 à l'âge de 51 ans. L'artiste avait créé un petit bonhomme qui symbolisait la résistance à l'occupant israélien. Cheveux hérissés, il tourne le dos : il ne montrera son visage que le jour où le peuple palestinien aura un Etat.

"Avec ou sans argent..."
Sur scène, le personnage est incarné par le fils aîné du metteur en scène, Canaan Abusrour. Les autres acteurs ne sont pas des professionnels : certains sont étudiants, d'autres ont un emploi salarié. La seule femme de la troupe, Hala Yamani, enseigne la dramaturgie à la faculté de Bethléem.
La vie du centre culturel Al-Rowwad - qui signifie "les pionniers" - relève presque du miracle. Abdelfattah Abusrour, 47 ans, né dans le camp Aïda, l'a fondé en 1998. Il a vécu en France de 1985 à 1994, durant ses études de biologie. C'est là, dit-il, qu'il a découvert le théâtre. De retour dans le camp, le déclic s'est produit : les arts de la scène sont devenus, à ses yeux, le symbole d'une "belle résistance".

En 2005, il arrête de donner des cours de biologie à l'université de Bethléem pour se consacrer au centre culturel. "Je touche un salaire, ou pas. Mais, avec, ou sans argent, on travaille", sourit-il. A l'écouter, Al-Rowwad est devenu une ruche que rien ne semble pouvoir arrêter. Avec la deuxième Intifada, en 2000, le centre culturel a pu se transformer en "clinique d'urgence ou en école", mais les activités artistiques ont toujours repris le dessus. M. Abusrour les énumère : en plus du théâtre, l'équipe a développé des ateliers de photo et de vidéo, un festival de cinéma en plein air, avec projections "sur le mur de séparation érigé par Israël". Les "pionniers" sont aussi à l'origine du "premier programme de sport pour les femmes", et d'une "ludothèque mobile" à l'attention des enfants.

Le camp Aïda, précise-t-il, compte 5 000 habitants, dont les deux tiers ont moins de 18 ans. Le chômage touche 77 % des adultes. "Les médias nous désignent comme des terroristes. Avec Al-Rowwad, nous voulons montrer que nous sommes des êtres humains."

Le Monde, Clarisse Fabre Article paru dans l'édition du 19.06.11

Conservatoires Edward Said, Ecoles de musique classique

Plusieurs Conservatoires Edward Said existent en Cisjordanie et à Gaza ainsi que dans des camps de refugiés palestiniens au Liban. Dans ces conservatoires, les étudiants apprennent la musique classique et traditionnelle gratuitement. Le conservatoire aide les meilleurs élèves à partir étudier la musique à l’étranger, notamment au conservatoire d’Angers en France.
Falil Elias, directeur du conservatoire de Beit Sahour (Bethlehem) nous explique que sous l’occupation israélienne, la musique peut être considérée comme un chemin pour la paix.
Quatre orchestres ont été formés par le conservatoire :

Women Child Care Society, Beit Jalla (Bethléem)

Women Child Care Society (WCCS) a été établi à Beit Jalla (à côté de Bethlehem) en 1944. En 1948, pendant la première guerre israélo-arabe, un grand nombre de palestiniens se sont réfugiés dans la région de Bethlehem et WCCS était un centre d'urgence et de premier secours. Ensuite, le centre a gardé son objectif de répondre aux besoins de la communauté. Aujourd'hui, WCCS a une crèche, plusieurs appartement loués à bas prix à des familles démunies, un auditorium où différentes activités pour les jeunes s'organisent (cours de dramaturgie, théatre, conférences sur la santé...)

WCCS a mis en place plusieurs activités génératrices de revenus pour les femmes: la broderie, la lingerie, et la restauration pour les évènements.

50 femmes de 10 villages autour de Bethlehem travaillent à l'atelier broderie de WCCS. La technique utilisée s'appelle le Tahriri. On ne trouve cette technique qu'à Beit Jalla.Des fils d'or, d'argent et de soie importés de Syrie sont torsadés et attachés au tissu. On utilisait la technique du Tahriri pour décorer les robes lors de grandes occasions. Aujourd'hui, la soie n'est plus utilisée et ce sont des objets de décoration qui sont ornés de Tahriri.

Wood Sculptor Needed in Bethlehem !


Salesian, une école de Bethléem qui forme des jeunes et des personnes en difficulté aux techniques artisanales de sculpture sur bois, sur nacre et de poterie, recherche un sculpteur sur bois bénévole pour former l’enseignant déjà en place à l’école (spécialisation détails...). 

Il s’agit d’un volontariat de 10 jours, si possible cet été et selon les disponibilités de l’artiste. Le billet d’avion depuis l’Europe est couvert par Salesian. Un logement est mis à disposition.

Tafadal se chargera de vous conseiller pour continuer votre séjour en Palestine (logement en familles d’accueil, hôtel, visites…).

Plus d'information au 06.76.88.01.37 ou association.tafadal@gmail.com

Freedom Theater à Grenoble !!!

Ne manquez pas la représentation de la troupe de théâtre du Freedom Theater de Jenin le samedi 2 juillet 2011 à 20h30 au théâtre 145 à Grenoble !!!
Ils seront à Grenoble pendant 10 jours en juillet dans le cadre des Rencontres du Jeune Théâtre Européen.
Réservations auprès du CREARC : 04 76 01 01 41
La représentation est gratuite

The Museum on the Seam, art contemporain engagé

"The Museum on the Seam est un musée d'art cotemporain socio-politique situé à Jérusalem.Le musée présente l'art comme un language sans frontières dans le but de nourrir les discussions publiques sur des questions sociales controversées. Au centre des expositions temporaires du musée se trouve les questions nationales, ethniques et économiques dans leur contexte local et universel."
Dans la nouvelle exposition "Le droit de protester", des artistes venus de 11 pays différents nous montrent que parfois, ce droit n'en est pas un, mais qu'il est de toute façon une obligation contre l'injustice.